空 Munashii, le kanji du vide, du néant, du sans-vie. Il peux également se pronnoncer sora, le ciel.


Je ne sais pas vraiment pourquoi j'aime l'idée du néant. Peut-être parce que, après tout, on y va tous un jour. C'est de là qu'on vient, c'est là-bas qu'on va. Vous me trouver peut-être défaitiste mais je dirai que je suis réaliste. On disparait tous un jour faut bien s'y faire. Certains plus vite que d'autres. Certains volontairement d'autres non. Le résultat est le même. On nait pour mourir c'est l'aboutissement absolu de notre existence. Alors pourquoi avoir peur de la mort ? C'est comme avoir peur de vivre ou de vieillir, ça n'as pas de sens, Que l'on est peur ou pas de la mort elle viendra alors pourquoi ne pas l'accueillir sereinement ?

Le Mort Joyeux


Dans une terre grasse et pleine d'escargots
je veux creuser moi-même une fosse profonde,
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde.

Je hais les testaments et je hais les tombeau ;
Plutôt que d'implorer une larme du monde
Vivant, j'aimerai mieux invité les corbeaux
À saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.

Ô vers, noirs compagnons sans oreille et sans yeux,
voyez venir à vous un mort libre et joyeux ;
Philosophes viveurs, fils de la pourriture,

À travers ma ruine allez donc sans remords,
Et dites-moi s'il est encor quelques tortures
Pour ce vieux corps sans âmes et mort parmi les morts !

Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal (1857)
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# Posté le lundi 22 juin 2009 08:31

Munashii préfère de loin la nuit au jour. La nuit calme et paisible. La nuit sombre et angoissante. La nuit seule et triste. La nuit symbole de mort. Chaque jour, elle attend la nuit qui tombe pour l'emmener vers la clarté obscure des étoiles, pour la faire devenir ce qu'elle est vraiment.

La Fin de la Journée

Sous une lumière blafarde
Court, danse et se tord sans raison
La Vie, imprudente et criarde.
Aussi, sitôt qu'à l'horizon

La nuit voluptueuse monte,
Apaisant tout , même la faim,
Effaçant tous, même la honte,
le poète se dit : "Enfin!

" Mon esprit, comme mes vertèbres,
Invoque ardemment le repos ;
Le c½ur plein de songes funèbres,

"Je vais me coucher sur le dos
et me rouler dans vos rideaux,
Ô rafraichissante ténèbres !"
Charles Baudelaire - les Fleurs du Mal (1857)
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# Posté le lundi 22 juin 2009 08:59